jeudi, 15 janvier 2009
Joies de femme
C'est une calie bien souffrante qui vous écrit... une calie avec un ventre qui semble contenir au minimum un ballon de foot qui appuie bien sur tous les organes alentours. Et surement les chaussures à crampons aussi, parce que ces pics de douleurs... brrrr...
ça doit faire 4 ou 5 ans que je souffre de syndrome opk ou ovaires polykystiques pour les pas intimes.(moi y'en a être très intime, vous pensez; 5 ans de vie commune :roll:).
Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est :
Kystes aux ovaires : quels risques pour la fertilité ?
Les kystes aux ovaires, ou ovaires polykystiques, sont un trouble fréquent chez les femmes. L’un des symptômes principaux est la faiblesse ou l’absence totale d’ovulation. Quelles menaces fait peser ce problème sur la fertilité ? Quel est le traitement, surtout si l’on a un projet de grossesse ? Les réponses à vos questions.
Le syndrome des ovaires polykystiques est le trouble hormonal le plus fréquent chez les jeunes femmes : 5 à 10 % sont concernées.
Des symptômes importants
Ce syndrome est un problème de kystes bénins qui se forment au niveau des ovaires. Ceux-ci vont avoir des conséquences diverses :
- Une hyperandrogénie : une sécrétion d’hormones mâles entraîne l’apparition de caractères masculins ;
- Une anovulation : l’ovulation ne se fait plus, ou de manière très rare ;
- Une aménorrhée : l’absence de règles est très fréquente dans ce trouble, elle est la conséquence directe de l’absence d’ovulation ;
- Une insulinorésistance : souvent le problème ovarien a un retentissement sur le métabolisme en général, et notamment sur la sécrétion d’insuline, qui peut être liée à du diabète et une obésité.
Au début, je n'y prêtais pas attention. A 24 ans, on ne peut pas dire que j'étais très pointilleuse sur le fonctionnement de mon corps. Un beau jour, je me suis rendue compte que je n'avais pas eu mes règles depuis deux mois mais que de toute façon je ne pouvais pas être enceinte. Le mois d'après, un semblant de règles est revenu et puis plus rien ou presque (mais que de l'anecdotique, genre "tiens, j'ai eu mes règles cette année").
Je n'ai pas cherché à savoir, après tout, ça m'arrangeait bien de ne pas avoir mes règles. Maintenant, avec le recul je me dis que si j'avais été diagnostiquée tout de suite, cette fameuse Hyperandrogénie dont parle pudiquement Doctissimo (*), ben elle ne se serait pas confortablement installée chez moi. Mais bon comme je le disais, à l'époque, je n'ai même pas cherché à comprendre. Ce n'est que trois (ou quatre ? ) ans plus tard, parce que j'avais envie de prendre la pillule, que je me suis renseignée. Et là, bam ! me suis tout pris dans la gueule d'un coup, les poils, les hormones mâles, et le risque de stérilité. A 27 / 28 ans, étrangement, ça m'a beaucoup plus préoccupée. On a essayé un traitement, qui devait en partie me faire perdre du poids pour relancer la machine (si je trouve le concepteur du corps humain qui a stupidement lié hormones de la secretion d'insuline et appareil reproducteur féminin, je le depece) mais je ne sais pas lecteur, enfin lectrice en l'occurence (**), si tu as déjà pris des medocs comme metformine ou glucophage mais... bon peut être que tu manges, alors je vais te foutre la paix. Mais sache que ce n'est vraiment pas glop.
Bref, ras le bol, abandon, tout ça. Limite, je me suis résignée à ne jamais avoir d'enfant, et pour Robert, j'ai pris un abonnement à Canalfoot, des actions chez Leffe et un gilette sensor bien solide.
Sauf que là, depuis deux mois, la machine s'est hardiement relancée. Et quand je dis hardiement, c'est aussi presque sans sommation. En decembre, quelques traces de sang et un état qui me rappelait vaguement quelque chose m'ont fait me diriger vers le rayon "hygiène féminine" de l'Intermarché pour remplacer les accessoires poussiéreux qui trainaient dans la salle de bain. Et un beau (???) week end, paaaaaffff, tordue de douleur, je suis restée au lit. j'imaginais mes ovaires, paumés eux aussi, tu penses bien, après un coma de 4 ou 5 ans, tentant de se remettre à bouger un peu. Ils avaient du oublier le mode d'emploi. Ou alors ils nettoyaient au karcher la couche de poussière qui les envahissait (explication des sensations de dechirures) et invitaient des copains pour fêter la reprise des activités (devaient au moins être douze pour me remplir comme ça). Bon deux jours de souffrance, je ne vais pas râler hein. Enfin un peu quand même. c'est un droit constitutionnel accordé aux femmes de râler pendant leurs règles. Si, si.
Et là depuis hier, re-belotte.
Du coup : brin ! je ne vais pas au boulot, je ne tiens pas debout. Ou si, mais avec la sensation que mes deux ovaires et leurs dix copains invités vont me faire basculer en avant ou deformer mon ventre jusqu'à ce qu'il touche le sol.
Puis accessoirement, ça fait un mal de chien. Bref, pour protéger mes collègues, je reste au lit.
Quelle joie d'être une nana !!! (enfin un hybride de nana et de Robert, n'ayant gardé que les pires traits de chaque, hein, fallait pas rêver...)
* et qui dans la réalité se traduit par de l'hirsutisme, soit la tendance à developper la moquette dans des endroits peu féminins, comme la barbe, les tempes, le ventre... mmmmhh glamour, pas vrai ? ah et puis il y a aussi la mystérieuse répartition de la graisse, qui au lieu de se plaquer aux hanches vous font un joli ventre de pilier de bar... bref, tu vois Robert le Camionneur, une bière à la main ? tu lui colles une paire de seins et une perruque blonde et c'est moi :roll:
** parce que lecteur, si tu en as pris, ce ne peut être qu'un matin de gueule de bois en croyant avaler des aspirines trouvées sur la table de chevet de ta compagne. Si tu as fait cela volontairement, au choix :
- change de medecin : un gyneco n'est pas pour toi, et en plus il doit être vraiment mauvais pour ne pas avoir remarqué deux ou trois détails dans sa zone de travail
- je sais que ça aide pour les pratiques scatophiles, et je ne te juge pas, mais j'aime autant éviter d'en parler si tu veux bien,
08:48 Ecrit par thetoad dans 3615 my life | Commentaires (2)


Commentaires
pas glop
j'espère que ça va un peu mieux...
Ecrit par : vané | jeudi, 15 janvier 2009
Vi mamzelle ça va beaucoup mieux je te remercie.
C'est le premier jour le plus pénible, après ça devient "normal"
Gros bisous
Ecrit par : calie | vendredi, 16 janvier 2009
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