vendredi, 16 janvier 2009

Des régimes, du poids et de l'hypocrisie.

Depuis quelques temps, je ne poste plus trop sur les sections Anti-régimes ou RA de VLR.
 
Pourquoi ? ben parce que je me sens un monstre d'hypocrisie. Le devant de mon cerveau SAIT sur les principes de la RA sont les bons, que Zermati et Apfeldorfer ont raison, et qu'en plus si je veux vraiment m'aimer, je dois m'aimer telle que je suis, et pas forcément chercher à maigrir à tout prix. Mais la petite partie de cerveau en dessous de l'autre, celle qui est directement rattachée au reste de mon corps et agit en traître, en fourbe, à la sournoise, ben elle, il lui suffit de voir de la nourriture pour envoyer des signaux de nausées à l'estomac. Enfin pas tout le temps, mais la ronde de la peur-d'être-grosse, de la culpabilisation, du désir de rentrer dans la norme est bien là, tapie dans l'ombre, et se jette sur mes épaules à chaque pesée du matin.
 
Oui, je sais, il suffirait de ne plus me peser pour supprimer cela. Oui mais voilà quand la dernière pensée de la journée, au lit, c'est la "pesée-de-demain", quand j'en rêve la nuit, quand je me lève le matin à l'aube ou presque, même le dimanche, parce qu'il faut que je vois ces p**** de chiffres, ben la simple pensée du "il-suffirait-de...." me donne envie de hurler.
 
Je ne peux pas dire que je vais mal, je ne peux pas dire que ce sont mes TCA qui font des leurs, je ne sais rien dire en fait, je ne sais pas faire la part des choses. Je sais bien aussi qu'écrire ces choses sur mon poids, que j'en perds, irrite ou blesse certains lecteurs assidus (?). J'ai cessé grosso modo de parler de poids sur ce blog depuis que j'ai compris cela mais en même temps, comme cette balance est devenue ma meilleure ennemie du moment, je n'ai plus grand chose à raconter.
 
Au moins aujourd'hui puis-je au moins vous parler de mon hypocrisie : moi, la nana qui mesure et vérifie la fonte de sa graisse tous les jours, j'ai gentiement conseillé aujourd'hui à quelqu'un d'aller sur le forum VLR dans la secion RA. Oui je sais : pitoyable. Et incompréhensible même pour moi.En l'écrivant, j'avais l'impression de commettre un petit crime.
 
Des états d'âme à la mort-moi-le-noeud, je sais, mais bon en même temps, mon cerveau doit fondre lui aussi.

11:19 Ecrit par thetoad | Commentaires (0)

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