vendredi, 06 février 2009

Il y a des jours où...

Il y a des jours où, au moment où le réveil sonne, tu sens qu’il faudrait te mettre la tête sous l’oreiller et te renfoncer sous les couvertures, en laissant tous les bruits du monde dehors.

 

Je suis sure que c’est dans les lois de Murphy : si tu sais que tu vas te lever en retard, ne te lève pas.

 

A peine un pied en dehors du lit, je savais que j’étais à la bourre à cause de p*ù$ù£ de réveil qui n’a pas sonné (*). Le mauvais pressentiment était là et n’a fait que se confirmer.

C’est justement ces jours où je suis à la bourre que je me rends compte que :

 

-         le chat a sournoisement pissé sur le morceau de couette qui traîné par terre. Beurk beurk beurk, lessive et nettoyage immédiats,

-         il faut absolument que je passe à la poste récupérer les colis en instance à la poste (**) si je veux commencer à faire ce qui est prévu ce soir,

-         la voiture refuse de démarrer du premier coup. Allez ma belle, s’il te plait….

-         Les piétons, dont je ne savais même pas qu’ils pouvaient être aussi nombreux dans le monde, tiennent un meeting dans ma ville et traversent consciencieusement devant ma voiture. En me jetant au passage un regard de pur dédain et en ralentissant encore l’allure si cela est possible. Limite qu’ils choisiraient bien ce moment là pour refaire leur lacet même pas défait.  Ou cirer leurs chaussures. A la sortie de la ville, je ne savais même plus comment on passait la seconde vitesse, tellement ma dernière pratique remontait à loin.  

-         Arrivée au boulot (***), le bel informaticien de service m’annonce qu’il me confisque mon pc portable pour le formater et le réinstaller bicoze l’anti virus ne sait plus se mettre à jour et trois ou quatre autres conneries informatistiques que je n’ai pas compris. Bien sur, ça tombe mal. En même temps ça fait deux mois qu’on en parle et il faudra bien y passer à un moment ou à un autre. Du coup là je pianote du poste d’un collègue qui a tiré les fils du clavier et de l’écran de façon à limiter les déplacements de ces deux bestioles dans une zone du bureau réservée à des personnes visiblement sveltes, dotés d’une vue parfaite et de longs bras. Ce que je ne suis pas. J’ai donc mon confortable bidon collé au bord du bureau, les yeux plissés bien que le zoom soit au maximum et les bras presque allongés sur la table. Situation vachement confortable s’il en est.

 

Chais pas pourquoi, mais je sens que ce n’est pas fini.

 

 

 

 

(*) Mensonge éhonté et de mauvaise foi : ledit réveil a sonné à l’heure prévue et il a même fallu ramper sur le lit pour aller taper dessus trois fois à l’autre bout de la chambre, à l’endroit où il est stratégiquement positionné justement pour éviter ces situations. Mais comme tout le monde dans ce genre de situation, j’ai tapé sur le retardateur « 9 minutes », trois fois, en souhaitant obstinément que les 27 minutes passées se transforment en 5 secondes de retard. Sheet encore une fois.

(**) En instance depuis 4 jours, mais à force de procrastiner c’est toujours quand ça arrange le moins que je dois y aller. Et comme par hasard, la moitié des guichetiers étaient « malades » (entendez : je les entendais rire dans l’arrière salle mais pas un en vue. Enfin si, une stagiaire…)

(***) Avec seulement 35 minutes de retard. ^^

12:16 Ecrit par thetoad dans 3615 my life | Commentaires (0)

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