lundi, 25 juin 2007
La peur d'envahir
14:21 Ecrit par thetoad dans 3615 my life | Commentaires (0)
mardi, 29 mai 2007
Week end pourri et PC mort...
Bon ben le week end a vraiment été nul.
Déjà je rentre vendredi soir pour me rendre compte que mon PC portable, sur mon bureau, a pris la flotte. Ben vi, d'habitude cette fenêtre n'est jamais ouverte mais là avec la chaleur je l'avais entrouverte, l'orage s'est chargé de l'ouvrir en grand et de noyer le PC 
Du coup plus de PC, plus d'internet, plus rien.
Je peux aller sur le net au boulot mais je suis limitée pour aller sur les forums (typiquement : pas de forum VLR du boulot
) et sur plein de blogs. Heureusement, les blogs VLR sont encore accessibles...
Ensuite, le déménagement c'est la m*rd* !! pas le temps de faire les cartons, toujours pas de points de chute, pas moyen d'acheter la voiture qui va bien et dont j'aurais besoin, pas de sous...
Vraiment marre de chez marre !
14:21 Ecrit par thetoad dans 3615 my life | Commentaires (0)
mardi, 03 avril 2007
J'étais anorexique...
Un post sur le forum m'a replongée dans le souvenir de mes années d'anorexie.
Etrange, de revivre cela avec autant de recul. J'avais seize ans, je venais de vivre une sombre histoire d'amour, ma première histoire d'amour avec un mec qui n'en avait pas fini avec son ex. Il m'a jetée pour retourner avec elle. Si maintenant, je sais que c'est simplement parce que cet idiot était amoureux d'elle et a - maladroitement - essayé de la rendre jalouse, à l'époque, je n'ai vu qu'une raison à notre rupture : j'étais GROSSE.
Et oui, je pesais 69 kg.
J'ai alors cessé de manger. Je me souviens avoir montré à mes copines un papier sur lequel j'avais écrit mes "projets" d'avenir :
- maigrir et devenir belle,
- le reconquérir,
- lui briser le coeur.
Elles avaient levé les yeux au ciel, et nous n'en avons plus jamais reparlé.
Mais moi j'y pensais toujours. Tout le temps. Et j'ai cessé de manger. Pire, même, j'avais appris à me maintenir dans un tel état de stress et de dépression que je vomissais le peu que j'avalais. Mes parents m'ont emmenée chez le médecin, qui m'a prescrit un sirop contre les nausées, sirop que je me gardais bien de prendre. J'ai perdu 14 kg, très rapidement, en trois ou quatre semaines à peu près. J'étais si faible que l'on m'avait dispensée de sport et que j'assistais au cours de natation sur le banc, à la grande exaspération de la prof. Je me souviens même qu'au cours d'une de ces séances, alors que je tendais la serviette de bain à ma copine, jai été prise de nausées si violentes que j'ai du filer aux toilettes. Ma copine m'a suivie, inquiète, ainsi qu'une des femmes de ménage de la piscine. J'étais tendue de spasmes au dessus de la cuvette et quand finalement ça s'est calmée, la femme de ménage m'a demandé si j'étais enceinte. J'ai ri. Oui, j'ai ri, de plaisir car dans ma tête je me disais "non, madame, je ne suis pas enceinte, mais je mincis. Voyez comme mon corps réagit bien, voyez comme il est fin, lui il sait ce qui est bon pour lui, et ces spasmes, c'est ma force".
Je crois que c'est la seule fois où j'ai ri durant cette période. J'avais remarqué que lorsque j'étais de trop bonne humeur, mon corps ne rejetait plus la nourriture. Alors je me forçais à penser à Jérémy, à remettre du sel sur la plaie, je me forçais à ne voir que le mauvais côté des choses. Je me couchais à 18H00 pour ne pas avoir à trop lutter. C'est si facile, quand on est ado, de tout voir en noir. Je pleurais souvent, je pensais au suicide touts les nuits. Un jour, mon prof de maths a appelé mes parents pour leur dire que je pleurais en cours. Mon père est venu me chercher ce soir là, il m'a déposée et est parti très vite, sans me regarder dans les yeux. Ma mère m'a convoquée dans la cuisine, m'a fait asseoir en face d'elle et m'a parlé, d'un ton brusque, du coup de fil du lycée. elle m'a ensuite ordonné de lui dire pourquoi je pleurais durant les cours. Je lui ai répondu que je ne savais pas, et nous en sommes restés là.
Mes pauvres parents, qui n'avaient rien compris et qui ne savaient pas comment m'aider. Ils étaient si loin de penser à tout cela, si loin de la vérité. Ils ont été si maladroits, les pauvres. Si déboussolés par leur fille qui était malheureuse mais à qui ils ne savaient pas parler. Nous étions comme des étrangers qui ne parlent pas la même langue, incapables de comprendre, de s'entraider. Ils étaient si loin de la vérité, d'ailleurs que quelques jours après ma mère m'a offert de nouveaux vêtements pour me féliciter de ma perte de poids qui me rendait tellement belle.
Et tout cela a continué, à la différence près que j'étais plus prudente, que j'affichais moins mon état de dépression. Seules mes copines savaient que je ne mangeais plus, mais à l'époque nous ne connaissions même pas le mot "Anorexie". Elles n'ont rien fait, et moi non plus. J'ai continué à perdre du poids, en n'écoutant pas les gens qui me disaient que c'était trop, que je ressemblais à un cadavre.
Et puis un jour, pour une bête dispute avec mon père, j'ai essayé de me suicider. J'ai fait cela gentiment, en prenant le flacon de somnifères de ma mère et en l'emmenant dans ma chambre. J'ai vidé le flacon sur mon oreiller, et j'ai caché l'emballage derrière mes livres. J'ai tout avalé, j'ai posé la tête sur l'oreiller et fermé les yeux. Quand j'y repense, c'est toujours cette sensation de sérénité que j'avais qui m'étonne et m'émeut. Je faisais ce que j'avais à faire, tout simplement.
J'ai été sauvée par ma soeur aînée, qui voulait opiniâtrement un bouquin. Si opiniâtrement qu'elle n'hésitait pas à vouloir me réveiller. N'y parvenant pas elle a pris peur et a appelé mes parents, qui eux ont appelé les pompiers. J'ai passé 48H00 à l'hôpital. Je n'en ai pas trop de souvenirs, si ce n'est quelques flashes : la gifle de l'infirmière quand je m'endormais, le médecin barbu qui disait à mes parents "Elle a vraiment voulu mourir, elle recommencera", le visage inquiet de mes parents, assis en face de moi devant un mur en bois, le sang qui remontait dans ma perf, et que l'infirmière a renvoyé dans mes veines en se servant d'un ciseau, avec ce geste qu'on utilise pour faire se friser les rubans des emballages cadeau....
Je suis sortie de l'hôpital sous la responsabilité des mes parents. Etant encore mineure, ils ont fait le choix de me faire sortir, contre avis médical, contre la décision du médecin qui voulait que je sois internée. Je suis rentrée à la maison, et ai pu pester de concert avec nos voisins contre les produits avariés, la version officielle de la venue des pompiers étant une intoxication alimentaire.
Notre médecin de famille m'a envoyée voir une psychologue et m'a donné un traitement d'anxiolytiques légers. Ca ne m'aidait pas, alors j'ai tout arrêté quatre mois plus tard, aux félicitations de ma famille qui me croyait guérie et était soulagée de ne sortir de ce cauchemar.
Pour ma part, je n'étais plus anorexique. J'étais sur la voie de devenir hyperphage. J'avais tant besoin de remplir ce silence. J'ai fait comme j'ai pu.
Aujourd'hui, dix ans après, je regarde tout cela d'un oeil nouveau. Je me dis que j'ai eu de la chance de m'en sortir, et que mon hyperphagie est un trouble bien léger comparé à l'anorexie. Je me rend compte aussi de la stupidité des raisons qui m'ont fait passer par là. Et j'ai peur, pour toutes les gamines qui vivront cela. J'ai peur pour leurs parents, qui ne comprendront pas, qui s'affoleront, qui peut être aggraveront les choses par manque d'informations. Je pense aux enfants ado des gens que j'aime, et je flippe pour elles. S'il y a un Dieu, faîtes, s'il vous plait, qu'elles aient plus d'intelligence que moi, plus de recul, plus de sérénité que je n'en ai jamais eu.
14:19 Ecrit par thetoad dans 3615 my life | Commentaires (0)
lundi, 18 décembre 2006
Marcus Brody, mon chaton à moi.
Ce sont des photos de mon chtit père, Marcus Brody, quand il était bébé, avec son frère Indiana Jones. Je me rends compte que je n'ai pas de photo de lui adulte.
Marcus a aujourd'hui deux ans. Juste là maintenant il est à la clinique vétérinaire, pour des calculs renaux. Il a été malade hier, un dimanche, et sur les conseils des VLRiens et iennes, j'ai appellé les urgences vétérinaires. Marcus vomissait, trois fois, et s'accroupissait régulièrement pour uriner, sans jamais réussir. Les calculs rénaux ont bloqué son urêtre, et sa vessie gonflée à bloc lui faisait mal. Il était aussi bizarre, marchait dans tout l'appart, miaulait brusquement.
Le véto dit qu'il n'y aura pas de sequelles. Ses reins sont en bon état et s'il n'est pas avec moi juste là maintenant, c'est juste parce qu'ils veulent le garder encore en observation. Cela dit, les calculs rénaux peuvent tuer un chat, ça peut être très sérieux.
Et moi j'ai eu la frousse. Je n'ai pas arrêté de pleurer jusqu'à ce que le véto me dise qu'il ne mourrait pas et qu'il n'aurait pas de sequelle.
Cette petit bête au miaulement impérieux quand je rentre tard, au coup de griffe rapide quand je ne veux pas jouer, cette bestiole qui bouffe toute la place dans le lit, je l'adore, elle accompagne ma vie depuis deux ans, je parle avec lui, je dors avec lui, je lui fais des calins et il se précipite vers moi quand je pleure, en me regardant avec ses grands yeux inquiets. Bref, je l'aime. Ce n'est peut être qu'un chat, mais je l'aime et il est sans doute l'un des êtres les plus importants du monde pour moi.
14:18 Ecrit par thetoad dans 3615 my life | Commentaires (0)
jeudi, 16 novembre 2006
Pars pas (lyrics)
Je m'en taperai la tête tellement je me sens ridicule de le faire mais en ce moment cette chanson me trotte dans la tête... du coup, mes tripes me disent de la mettre sur le blog.
Allons y, préparez vos tomates pour la petite conne de midinette :
On est tout seul quand on a mal... bien sûr,
Quand on dégueule le bleu trop pâle des murs.
Cette douleur qui te serre et moi qui peux rien faire.
Ce silence... j' te connais bien, tu dis tellement... tellement... quand tu dis rien.
Parle-moi... même si je sais tout déjà.
Parle-moi... de tout, de rien, mais de toi
Et même si t'as encore envie de pleurer
Si t'as encore envie de te tailler la peau;
Si tu crois plus en rien, même plus en tes mots
Parle-moi... me laisse pas, te laisse pas...
On était fous, on était forts, on riait d' tout, même de la mort.
Toi qui rêvais plus haut que moi.
Toi qui savais c' qu'on n'apprend pas.
A qui tu vas faire croire que t'es au bout d' la route ?
A qui tu vas faire croire que tu lâches, que tu doutes ?
Que tu veux plus te battre, que ton corps te dégoûte ?
Pas à moi, non, non, pas à moi... rappelle-toi... rappelle-toi...
Je t'arracherai d'ici, je casserai toutes les portes,
J'irai crier partout qu' c'est la mort qui est morte !
On partira chasser les nuages et les filles,
On les fera danser, on piquera tout c' qui brille.
Alors si t'as encore envie de pleurer
Et si tu veux tomber à genoux pour prier,
Je prierai avec toi ces dieux que je déteste
Pour que tu restes, pour que tu restes... pour que tu restes...
Pardonne-moi, je m'égare... mais tout me fait peur ce soir
Lr temps d'apprendre, le temps d'aimer, faut tout rendre, tout laisser.
A qui tu vas faire croire que t'es au bout d' la route ?
Que tu lâches, que tu doutes ?
Que ton corps te dégoûte ? Pas à moi...
J'entends... ton cœur qui bat...
C'est plus fort... c'est plus fort que ça...
Parle-moi... j'entends... ton cœur qui bat...
C'est plus fort... c'est plus fort que ça...
Lâche pas... t'es plus fort que ça...
Mais pars pas... pars pas... pars pas...
Patrick Bruel
14:17 Ecrit par thetoad dans Lui | Commentaires (0)
mercredi, 18 octobre 2006
Naissance d'un lézard
Assise comme je le suis, à califourchon sur ma chaise, je ne vois pas ce qu'il fait... je vois juste son ombre sur le mur jaune, qui bouge et prépare les instruments... Et là, fugitivement, je me dis : "b ! mais qu'est ce que je fous là ? je suis en train de laisser un mec que je ne connais même pas mettre son empreinte sur mon corps et ce, à vie !"... je suis vraiment tentée de filer, mes mains tremblent sous mon menton...
Dans la pièce voisine, deux mecs parlent... l'un deux est le vieux Jimmy, propriétaire de la boutique, connu jusqu'en Nouvelle Zélande... ses boucles d'oreilles, ses bras plein de couleurs, ses vêtements colorés, sa voix zen et son sourire chaleureux, tout se reflète sur la déco de l'endroit : les murs aux couleurs chaudes, l'autel de bouddha sur lequel finit de se consumer un brin d'encens, le bois patiné des meubles....
Un bruit strident retentit dans mon dos, me crispant un peu plus encore... "Prête ?" j'acquiesce, silencieusement mais il semble comprendre... le bruit recommence et se rapproche de moi.. je me concentre furieusement sur la discussion de la pièce voisine pour ne pas penser à ce qu'on va me faire... le mec d'à côté, qui parle avec Jimmy et dont je ne me rappellerai jamais que les chaussures et le bas du pantalon, parle de sa petite amie, Vanessa, qui vient de commencer des études de psycho... Je sens un poids sur mes épaules... il me maintient pour éviter les problèmes en cas de sursaut.. j'aime mieux cela, en fait, ça me rassure, je ne me sens plus seule... et tout à coup, l'aiguille s'enfonce dans ma peau... ouf, ça fait mal, mais c'est supportable.. il travaille doucement et lentement, enlevant la pointe toujours au moment où ça va devenir insupportable. Tout à coup, une sensation lointaine resurgit de mes souvenirs de collégienne, l'époque où les filles écrivaient le nom de leur amoureux secret à la pointe du compas, sur leur bras... c'est la même douleur, supportable et un peu jouissive dans ce qu'elle implique d'interdit et d'intime.
Cela dura une demi heure, à peu près... à un moment, j'ai entendu, dans le semi brouillard de ma concentration le jeune homme avec qui parlait Jimmy venir dans la pièce et s'accouder au comptoir pour suivre l'opération... Il quitta la boutique un peu plus tard, en lançant gentiment "En tout cas, c'est vraiment joli, et original ! " Je trouvais cela gentil, et encourageant aussi... Ce n'était pas encore fini et déjà plébiscité ! Je laissais finir dans un état proche de l'euphorie...
En sortant de la boutique, après les avoir remercié et avoir rit aux plaisanteries du jeune artiste, qui, frustré de n'avoir pas pu laisser s'exprimer tout son talent dans la taille ridiculement petite de la zone qui lui avait été allouée, me disait que la prochaine fois, on me ferait le dos entier, j'ai eu la tentation d'appeler des amis pour leur dire... et puis j'y ai renoncé. J'ai marché dans l'air froid de Paris, jusqu'au métro Alésia, en savourant le tiraillement du pansement sur ma nuque. Pour ce soir là, le petit lézard qui rougissait ma peau et dormait sous la couche de vaseline m'appartenait, demain, il sera bien temps de le présenter au monde...

14:16 Ecrit par thetoad dans 3615 my life | Commentaires (0)
lundi, 16 octobre 2006
Bash 2 - Le retour !
{MrKaya> Je ne fais l'amour que 2 fois par an :/
{Xander`> bah moi je vais dormir
{Xander`> +++
* Xander` has quit IRC (Quit: vive le awerty8)
* Xander` has joined #board-zako
{Xander`> j'ai oublier mon bonnet
{Xander`> ++
* Xander` has left #board-zako
{Lynx> je crois qu'il est temps de faire une prière
{Lynx> notre op, qui êtes en haut de la liste
{Lynx> que ton nom soit précédé d'un @
{Lynx> que ta vigilence regne sur le chan
{Lynx> donne moi aujourd'hui mon kick quotidien
{Lynx> au nom du peer, du ping et du kickban
{Lynx> amène (vite, si possible :p)
jeremy: je m emballe!!!
?Mac?: c'est pour offrir?
{+Fanagame> ahah c marrant Vaillant le pigeon de combat
{+Fanagame> mais c vrai que ya eu 32 pigeons décorés pendant la 2nde guerre mondiale ?!
{@Karasu> ils donnent bien la légion d'honneur à Pascal Obispo
Arnaud: C'est comment par ordre alphabétique ?
Chris: Bah A, Z, E, R, T, Y...
{micklhouse> comment on dit faucon en anglais ?
{Deamon> False asshole...
{micklhouse> merci !
(barBe) quelqu'un à un stylo à me preter ?
(Scorbut) tiens
(barBe) merci
(Scorbut) de rien
(barBe) je te le rend dans 5 min, un dossier à remplir
(Scorbut) no prob
{Neutre> Frouaaaad... :x
{Neutre> J'aurais pas du sortir faire les courses...
{Neutre> Mais bon, au moins, j'ai de quoi manger pour un mois.
{Neutre> Et j'ai des réserves de PQ.
{Neutre> Il ne me reste plus qu'à fermer le volet et à débrancher le téléphone et je peux me mettre à Wow.
{%Viranh> j'suis pas petit :'(
{%Viranh> j'suis verticalement désavantagé
{Prof>Bon, ok, je la ferme.
{Prof>Ah, pardon, je la exploitation agricole.
{MPSI>Wow...
{MPSI>Je m'incline.
{MPSI>Amis de la vanne pourrie, nous avons trouvé notre maître. A présent prosternez-vous.
B@phomet: ouais deja, ça prete pas a confusion : tu l'invites dans un lieu public, plein de potes...
B@phomet: aucune raison de s'inquiéter la p'tite, elle y va confiante
B@phomet: et là
B@phomet: PAN !!!
Faskil: je la tue ?
{viltoas> faut te liberer un peu ,serieux tu te laisses trop faire ,faut qu't'aprennes a dire non
{monarch> bah ui je sais mais j'y travaille ,t'inquietes
{viltoas> t'y travaille?
{monarch> taleur j'allai vider la corbeille ,ca m'a demandé si j'voulez supprimer tous les elements...
{viltoas> et...?
{monarch> j'ai repondu non
{viltoas> ...
{viltoas> t'es un rebelle mec
{elfie> Si tu cours seul ecoute de la musique au moins, c'est la misere sinon
{Aldarion> Nan ça me stresse
{Aldarion> Imagine que je m'electrocute en transpirant sur les écouteurs
{topoh> tsé, tu fais comme je le disais moi aux jolies clientes (en rigolant...)
{topoh> tu dis :"non mais vous savez, si vous voulez me revoir, je préfère que ça soit derrière un verre! pas la peine de mettre en panne le pc!"
{topoh> ^^ ca les faisait rire ^^
{topoh> et pi on dis "fille qui ri a moitié dans ton lit!"
{topoh> mais j'ai pas trouver comment avoir l'autre moitié encore ^^
(+TrayZ) Jessica__ va voir sur #ailleurs si on y est
{BlackDeath> N'empeche, des maçons qui construisent une maison
{BlackDeath> C'est comme dans Tetris
{BlackDeath> Plus ils posent de morceaux correctement moins ça avance
{BlackDeath> a croire que les parpaings disparaissent dès qu'ils font une ligne...
{BibiNoPaPX> moi une fois idem... j'ai tenter de rattraper le coup entre le bruit de la chaise
{BibiNoPaPX> et tousser
{BibiNoPaPX> ...
{BibiNoPaPX> mais l'odeur m'a trahit
{MOUS> êtes vous prêt à vous chérire jusqu'à que le ping time out vous séparent ?
Cheewie> Re, je suis allé defoncer deux type qui faisaient des feux d'artifices dans ma rue
Latex> Mais on est le 14 Juillet !! :|
Cheewie> Et alors?
Latex> ...
{MrPicsou> Bonjour bonjour
{MrPicsou> j'ai une petite question technique, quelqu'un pourrait m'éclairer?
* %edcba allume la lumière
* @einstein14 changed nick to Geotrouvetou
{%edcba> enfin il aurait pu demander à riri, fifi & loulou avant
*** MrPicsou quit (quit: bande de con..)
[Informatique]: GEGER est arrivé(e) dans le salon.
[Informatique]: GEGER a quitté le salon.
[Informatique]: GEGER est arrivé(e) dans le salon.
[Informatique]: GEGER a quitté le salon.
[GDVL]: on va mettre en place un compteur pour lui
[GDVL]: A chaque fois qu'il entre qu'il sort, on incrémente
[GDVL]: Un compteur GEGER :grin:
dyzum : moi la seule meuf ke je connais c'est celle ki répond sur le service allopass
dyzum : "allopass bonjour ce service vous sera facturé 1.34 la minutes puis 0.34 senss la minutes aprés le bip"
sallem : elle est bonne ?
dyzum : c'est possible jpeux pas dire
sallem : au moins t'as réussi à gratter son n° c'est djà ca...
YeLL> dans Olive et Tom il fallait 12 épisodes pour que le ballon traverse le terrain ... ben avec Lost c'est pareil, sauf qu'il n'y a pas de ballon ...
14:17 Ecrit par thetoad dans Billets d'humour | Commentaires (0)
dimanche, 15 octobre 2006
Bash : les dials les plus marrants de MSN et MRIC
Redfrom__> putain j'ai des msg du 22 juin sur mon repondeur ...
good_taf> "Avons débarqué en Normandie, attendons les ordres"
Stragus> qui a internet ici? <!--[if !vml]--><!--[endif]-->
Danao> euh, i am french so excuse my langage...
Krost> ^^
Krost> I'm American so excuse my president.<!--[if !vml]--><!--[endif]-->
N1_lalah: vous etes d'ou
Sarmpa: je suis dans un royaume appeller azeroth, je ne sais point si vous connaissait ce lieu
N1_lalah: ou exacte
Sarmpa: Pres de stormwind, enfin j'habite dans une auberge
N1_lalah: moi algeriene kabyle tu connais l'algerie
Sarmpa:oui, enfin un peu
N1_lalah: tu fait quoi dans la vie
Sarmpa: je fait des quetes, et je pourfend les enemi de la nation
N1_lalah: ok
N1_lalah: moi bts en electricite
<!--[if !vml]--><!--[endif]-->
Chess> Hé les mecs, j'ai eu une pure idée !
*aX1s fait le mort
*Deadpool met sa tête dans le four
*Qwerty saute par la fenêtre
*Landlord creuse un tunnel d'évasion dans le plancher
*Arg`tr Avale le tube de Prozac cul-sec
*Planetary se fait hara-kiri avec une cuillère à soupe
Chess> :'(
wintersh> Tiens, cet aprèm...
wintersh> ... ma femme sort de la piaule en chemise à fleur / bermuda / tongues...
wintersh> ... elle me dit "alors, je te plais ?" ...
wintersh> ... "ouais carrément ! tu ressembles à Tortue Géniale !"
wintersh> Elle m'a collé une baffe.
Fun> j'ai du bon tabac dans ma tabatière
Fun> j'ai du bon tabac mais tu n'en auras pas
Kido> une poule sur un mur
Kido> qui picotait du pain dur
Kido> et me souviens plus du reste merde ^^
Doc> une souris verte
Doc> qui courait dans l'herbe
Doc> je la prend par la... heu... non, je vais arréter là, avec vos esprits vicieux... ^^
Kot> à moi !
* Nina-kanana a rejoint le chan
Kot> tiens ! voila du boudin ! voila du boudin ! voila du boudin !
Nina-kanana> ... sympa...
Kot> oups
* Nina-kanana a quitté le chan
Kido> mec, t'es dans la merde
Doc> pas mieux
dZOUb> J'ai été rendre visite à ma mère et elle était devant un dvd qui passait en acceleré à l'envers
dZOUb> Vitesse -16X quoi
dZOUb> Je lui demande ce qu'elle fait...
dZOUb> Elle rembobinait le dvd...
dZOUb> Ca fait un an qu'ils ont le lecteur et qu'ils font ça pour tout les films...
dZOUb> :°) J'ai cru mourir de rire
jof: et tu sais t'es comme la hache de hawaï tu sers a rien
euh: la hache ?!
jof: oué il dit sa dans brice de nice
jof: kc
euh: c'est le H de hawai, boulet
Qat> Là, il est l'heure d'aller me coucher : je viens d'essayer de cliquer sur une mouche qui se baladais sur mon écran, pour la faire partir...
(Vlozpasaway) Mais je le savais que tu avait ddes sentiment pour moi akimine
(Vlozpasaway) tu veux qu'on se parle en privé ;)
(Akimine) j'ai les mêmes sentiments envers un bébé hamster autiste dont sa mère est morte écrasée sous ses yeux
(Vlozpasaway) pourtant moi ça ferait pitier....
(Akimine) t'as tout compris
(+Nolrim) Bonjour
(@Abrikuce) yop
(+Nolrim) Puis je vous demander quelques renseignements?
(+Adeh3r) attends, on se concerte
(%acdctabs) moi je vote contre
(+Adeh3r) pareil, je l'ai trouvé un peu trop poli
(+Adeh3r) c'est louche
(%acdctabs) pas faux
Cortes> Bon ma fille a invité des copines pour son anniversaire, elles sont 7 petites filles deguisees en princesses
Cortes> Ce serait charment si elles ne faisaient pas un concours de rots :/
Faboul: Ma mère tout à l'heure : "Le setup là, il est à Laurence"
Faboul: Je la regarde avec un air bizarre parce que c'était la premiere fois qu'elle disait le mot setup et c'est pas moi qui lui avait appris.
Faboul: Elle recommence: " Oui le setup, qui est dans le frigo, c'est celui de Laurence"
Faboul: J'ai mis un moment a comprendre qu'elle voulait parler du 7 up...
shaaki> alors on fait le malin parce qu'on a un malheureux @ devant son pseudo ?
ultima> ouais, trop
shaaki> tu dois te sentir super important
shaaki> tout ces gens que tu peux ban pour satisfaire ton ego surdimensionné
ultima> au moins
ultima> un grand pouvoir implique de grandes responsabilités
shaaki> hoho, on fait étalage de toute sa culture ?
shaaki> platon ? descartes ? de gaulle ? ^^
ultima> non, spiderman
Lyra> Pff, mon mec veut passer à la maison ce soir
Chess> Mario ?
Lyra> uép, mon bellâtre italien
Lyra> Mais il a qu'une chose derrière la tête je suis sure
Lyra> Et j'ai pas envie :/
Lyra> Je lui dis quoi?
Planetary> Sorry Mario, but our princess is in another castle. :o)
Lonni> Je stresses trop pour demain !
fab> y a quoi demain ?
Lonni> ben le bac man !
fab> ... on est lundi
* Lonni has quit IRC (Quit: meeeeeeeeeerde)
fab> il prend qd meme le temps de donner une raison, j'adore.
Pierre : abusé, regarde par la fenêtre, les gosses ils passent leur vie à faire du vélo dehors ...
tom : ils ont pas de pc ou quoi ?
Tigi> Ce matin je marche vers le métro,au feu rouge, j'ai vu une nana en décolté dans sa voiture.
Tigi> Je lui fé un sourire et j'entend ZZZp, elle a fermé toute les portes de sa voiture
Tigi> ptin 1ere fois que j'prend un rateau automatique et centralisé
Kenshin: Je suis sorti de ma chambre, j'ai passé ma soirée dans le salon. Sympa comme pièce, faudras que j'y aille plus souvent.
Growl : oh la merde
Growl : je pensai être tout seul
Growl : j'ai mis un pti morceau de Cannibal Corpse
Growl : pour tester mon caisson de basse de riche
Growl : mais putain
Growl : mon chat était posé derrière le caisson
Growl : il s'est jeté contre le mur le con
Growl : maintenant il bouge plus
Growl : je fais quoi ?
TuMuLt : éteint la musique ? :p
Growl : ok
TuMuLt : ...
YoYoVan> vous utilisé quoi pour enlever les bouton ?
grosBoby> biactol
JB> paint shop pro
MdaByo> YEAH
Beuah> keskia?
MdaByo> J'viens de me rappeler que le 8 j'ai rendez-vous avec une fille
Beuah> Hum, on est le 9
MdaByo> ...
MdaByo> Merde
* MdaByo has quit IRC
Beuah> Non, mais elle t'attend plus là
Keul> Ca-y-est, ma souris Razer Diamondback me permet, grâce à ses 1600dpi de cliquer encore plus précisément à coté de là où je veux cliquer
* Bugger has joined #marklar
Bugger> Planetary ?
Planetary> plop Bugger. ouaip ?
Bugger> viens chez moi
Bugger> vite
Bugger> J'ai *vraiment* besoin de toi là, donc urge
Planetary> ok, pas de prob.
Planetary> je suis là d'ici 10 minutes.
Bugger> merci
Planetary> à toute.
* Bugger has quit IRC
Planetary> c'était qui lui ?
Qwerty> aucune idée.
Planetary> moi non plus.
Axi_pensive: je pense que c'est une bague mais je suis pas sur...
lillia: *marche nuptiale*
lillia: moi, je l'ai eu dans un kinder surprise
lillia: il avait acheté des kinders pour tout le monde avec son meilleur ami
lillia: il avait caché la bague dans l'oeuf, et tout refermé et remballé sans casser le choco et tout
lillia: il me le propose et j ai repondu
lillia: 'nan, merci, jen veux pas'
lillia: m a fait les gros yeux et il m a dit 'tu fais comme tout le monde et tu ouvres ton kinder'
lillia: pis j'ouvre l'oeuf
lillia: je sort un truc
lillia: je commence
lillia: 'putain, ils commencent a faire de jolies babioles chez kinder'
lillia: Pis j ai fait un malaise
Lokipar> Rohlala, je stress a mor
Kunegond_45> Pourquoi ?
Lokipar> il y a une fille qui me regarde tou le temp a l ecole
Kunegond_45> Tu dois pas stresser, c'est bon signe.
Lokipar> Ouai mai j ai peur de foirer paske je supporterai pas kelle sois avec un autre mec ke moi. tu pense que c est bon signe kelle me regarde serieu ?
Kunegond_45> Bah oui c'est que tu lui plais ,réfléchis.
Lokipar> C'est super genti je cherchai des gen pour me rassurer paske j ai peur mai t a raiuson ca va b1 se passer
Wi-Fi> Ou alors elle te regarde, parce que t'a une tronche à vomir, et qu'elle se fout de ta gueule royalement.
Wi-Fi> Quand tu iras lui parler, elle te rabaissera plus bas que terre en t'insultant de tous les noms,
Wi-Fi> et donc, que tu ne pourras jamais sortir avec, et que tu resteras seul, pendant que d'autre mecs profiteront de son corps.
Kunegond_45> ...
Lokipar> ...
Wi-Fi> De rien.
Deamon> Alors ce contrôle ?
kilhom> J'ai raté une question -_-
Deamon> comment ca ?
kilhom> bah le prof avait encadré la question, il avais mi en gras , et il avais même souligné !
Deamon> et c'est quoi le prob ?
kilhom> je l'ai prise pour une annonce google -_- alors j'ai ignoré...
kev> oh merde, ce soir ma copine veut me voir, elle aimerait " aller plus loin"
sniper> ou est le problème ?
kev> ben j'ai une war ce soir...
sniper> le choix est pas difficile
kev> ouai c vrai ta raison
kev> je peux la voir une autre fois ma cop !
sniper> >
j'arrête là ou je vais copier tout le site <!--[if !vml]--><!--[endif]-->
Allez voir c'est vraiment tordant ;-)
14:16 Ecrit par thetoad dans Billets d'humour | Commentaires (0)
samedi, 14 octobre 2006
Du misérabilisme !
Un matin vous ouvrez les yeux, le poil terne, la paupière basse, une chape de plomb sur les épaules et un crabe qui vous bouffe l’estomac. Pas moyen de se lever, on est si bien au chaud sous la couette, le nez dans l’oreiller. Cela faisait quelques jours d’ailleurs que vous étiez fatiguée. Vous avez peut être un cancer-le sida-une malade grave qui vous condamne – rayez-la-mention-inutile-s-il-y-en-a-une. De toute façon, vous ne manquerez à personne, personne ne vous aime. Si. Là. Enfin y’en a bien un ou deux qui vous apprécie mais jamais-au-grand-jamais à votre juste valeur. Tant pis pour eux, ils se rendront compte de la formidable personne que vous êtes lorsque vous aurez disparue. Tout comme votre chef, il défilera la larme à l’œil à vos funérailles, et déclamera les bras en croix que l’entreprise ne survivra pas sans vous. Bien fait. Une petite larme coule le long de votre joue tandis que vous imaginez avec nostalgie le défilé de personnes sanglotant devant votre tombe ouvertes, jetant de majestueuses roses rouges sur votre dernière demeure.
Ne bougez plus, ça y est, vous y êtes, dans la belle, la grande, la véritable crise de misérabilisme. En avant pour le grand spectacle. Une chtite crise de sanglots dans l’oreiller, justifiée d’ailleurs, vous êtes au bord du gouffre, là, aujourd’hui à sept heures du matin et personne, je dis bien personne, ne devine à quel point vous allez mal et ne vous appelle. Ils doivent tous être en train de pioncer, ces monstres. Monde pourri.
Au bout d’un moment vous vous levez quand même. Un coup d’œil au miroir vous confirme l’atroce vérité que vous sentiez au fond de votre cœur : vous avez tout du gnou. Si si du gnou ! Regardez votre visage bouffi, votre nez pas droit, vos kilos en trop, le bouton sur le front. Un monstre, beurk. Vous en étiez sure, vous êtes gravement malade. Autant vous suicidez tout de suite.
Vous jouez un peu avec l’idée, peaufinez les détails. Deux options :
- Vous mourrez seule dans votre appart et au bout de quelques jours sans nouvelles, un de ces monstres sans cœur qui ne vous aime pas à votre juste valeur viendra bien taper à la porte demander des nouvelles. Ne serait ce que votre copine Béa qui ne viendra sûrement que pour récupérer son précieux CD qu’elle vous réclame à corps et à cris depuis trois semaines. Pétasse égoïste qui n’a même pas été capable de deviner à quel point vous alliez mal, elle se retrouvera nez à nez avec votre pauvre cadavre allongé dans son lit, blanc, livide, froid, mais artistiquement arrangé. Style Juliette sur le corps de Roméo avec Roméo en moins. Elle commencera pas vous prendre doucement la main et tentera de vous réveiller. Trop tard, t’avais qu’à y penser avant, au lieu de me parler de ton succès auprès des mecs, de ton boulot formidable ou de la dernière superbe jupe dans laquelle tu rentres ton petit cul de serpent. Bien fait, gnark gnark gnark !
- Deuxième option : le spectaculaire instantané. Sauter sous le métro, tiens. C’est visuel, cela, ça jette. Vous imaginez la nouvelle qui se répandra à toute vitesse parmi vos connaissances. Ils se diront tous : « Mais elle avait l’air de si bien aller ! elle était si belle, si intelligente, si marrante !!! Pourquoi n’avons nous pas vu qu’elle allait si mal !! oh je m’en veux je m’en veux je m’en veux !!! ». Ils vivront tous dans le regret éternel de votre souvenir.
Mouais. Les deux sont pas mal. Mais vous avez le temps d’y réfléchir hein. Tiens, le temps d’aller acheter du lait par exemple. Vous vous sapez mal, ne vous maquillez pas, passer juste le coup de brosse superficiel qui amènera de l’électricité statique sur vos cheveux. Puisqu’il faut que vous sortiez, autant que votre aspect extérieur reflète votre désespoir intérieur. Vous vous traînez dehors. Personne ne vous regarde. Vous le saviez bien, que vous n’étiez pas belle, tiens ! PERSONNE NE VOUS REGARDE ! C’est sur cette fois vous allez vous ouvrir les veines.
Vous rentrez chez vous, en commençant la lettre d’adieu que vous allez laissez à ce monde pourri. Un truc qui jette quand même. Vous hésitez à mettre le nez de tout vos petits camarades égoïstes dans leur caca, en leur dédiant à chacun un petit paragraphe de reproches bien incisif, qui les plongera dans le remords pour le reste de leur vie, ou à donner des raisons plus classes, dans le genre je-ne-veux-plus-vivre-dans-un-monde-où-les-enfants-meurent-de-faim. Deux options extrêmes, mais vous avez pas trop le choix : en fait, vous êtes un peu embêtée vous ne savez pas trop pourquoi vous voulez mourir. Enfin si, vaguement, mais vous n’allez tout de même pas écrire « Je suis trop moche, trop nulle, trop grosse. Je n’en peux plus ». Ah non quand même ! D’abord, quand vous serez morte, ils se rendront compte de votre beauté, de votre intelligence. Alors si vous laissez un mot qui laisse penser le contraire, ils seront un peu paumés et cela gâchera la perfection de leurs regrets éternels.
Bref vous cogitez. Pendant des jours et des jours, peaufinant le lieu, la méthode, le texte. Ricanant intérieurement devant tous ces pauvres abrutis qui vous demandent où en est le dernier dossier, votre mère qui vous demande comment ça va, votre sœur et ses histoires de bébé. Parfaitement, vous ricanez ! Vous vous savez que vous allez bientôt mourir et eux ne le savent pas ! Ah, comme ils regretteront que votre dernière conversation n’ait pas été plus profonde, plus intellectuelle ou plus émotive que le dernier dossier, ou vos futurs neveux ou nièces.
Et, toujours cogitant, le temps passe.
Ce petit texte c’est du vécu. Le misérabilisme n’a pas toujours cette forme, c’est un exemple.
Analysons un peu la situation. Vous trouvez, vous, le lecteur anonyme, la personne qui a écrit ces lignes un peu ridicule, voire carrément insensée, non ??
D’abord, le désir de la maladie grave. Ben oui ça a plus de classe au final que le suicide. Mais bon c’est lent. Ben oui. Cependant si chaque personne un peu déprimée un matin avait une maladie grave, le monde n’existerait plus. Si, si. La probabilité pour que cela arrive est trèèèèès trèèès faible. C’est pas moi qui le dit, ce sont les statistiques.
Ensuite, ben si personne ne vous appelle un matin à sept heures, surtout un dimanche, c’est qu’ils pioncent effectivement. Ce ne sont pas des monstres pour autant, et vous devriez faire pareil. Eux en tout cas le pensent.
Maintenant le reflet dans le miroir. Il est vrai que certaines soirées de beuverie peuvent vous donnez une allure de phacochère au réveil. Si vous n’êtes pas sortie la veille, il est plus que probable que le reflet que vous voyez est déformé. Pas votre miroir, plutôt votre esprit. Ben oui, à part dans X Men ou dans les films de SF avec catastrophe nucléaire, il est peu probable de subir une transformation génétique femme è gnou en une nuit.
Maintenant le suicide. The big sujet. Plusieurs points à aborder sur ce thème :
D’abord, hormis quelques cas rarissimes, le désir de suicide est ponctuel. Et vi ! Les spécialistes, enfin certains, appellent cela la pulsion Thanatos, ou pulsion Thana de son petit nom. C’est à dire que le vrai désir de suicide en lui même ne dure que quelques secondes, voire quelques minutes pour les plus récalcitrants. Oui, je sais, cela ne vous semble pas vrai. Vous êtes tellement mal que le suicide vous obsède sans arrêt, Vous ! Et tous les suicidés enregistrés à l’heure actuelle aussi. Na. Ben non. Les suicidés ont cédé à la pulsion. Et vous, ben, faîtes une expérience et attendez. Vous verrez que ça passe. Je sais vous ne me croyez pas. Et puis vous ne voulez pas essayer vous êtes sur de vous. Comme vous voulez, mais on pourra toujours vous reprochez votre manque de curiosité scientifique.
Ensuite, le suicide en lui même. Réfléchissez un peu que la première méthode à laquelle vous avez pensé n’aura pas forcément les résultats que vous espérez. Ne serait ce que le fait que les quelques jours nécessaires pour qu’on remarque votre disparition aura eu son petit effet sur l’aspect esthétique – et odorant – de la scène sur laquelle vous misez tout. Il y a tout lieu de penser que votre copine Béa ne transmettra pas l’image d’un corps d’un blanc d’albâtre languissamment allongée à son entourage. On ne développera pas ce chapitre et vous renverra au texte sur la putréfaction des corps.
Deuxièmement, mettez vous bien en tête que votre chef ne viendra pas à votre enterrement. Il a autre chose à foutre. Du reste, quand on lui a annoncé la nouvelle, il a, après une petite seconde de stupeur, aussitôt déclenché une réunion avec vos collègues pour re-dispatcher vos projets.
Enfin le regret éternel de ceux que vous aurez laissé. Si vous comptiez les observer de la haut ou d’en bas ou d’ailleurs pour vous régaler de leur désespoir et de leur remords, vous en serez pour vos frais. Vous leur manquerez c’est sur. Mais aucun d’entre eux ne s’enfermera dans un couvent au Tibet pour porter un silice et se flageller tous les jours à votre souvenir. Non, non aucun. Il est même probable que la plupart, vivant leur vie avec ses joies et ses peines, vous aient oublié au bout de quelques mois. Oh bien sur, ils se rappelleront de vous et en parleront sans doute avec tendresse, ou incompréhension. Mais ne vous attendez pas à être le sujet de conversation de tous les jours, passé un certain temps. Ce n’est pas leur faute, la nature humaine est ainsi qu’elle se tourne plutôt vers l’avenir que vers le passé – et ceux qui y sont restés.
Bref, le bilan de tout cela ? une bonne crise ce misérabilisme de temps en temps, ça fait du bien. On se vautre dedans, bien au chaud, en s’y roulant dans les grandes largeurs. Et puis faut arrêter. Si si. D’abord parce que vous vous y emmerderez plus ou moins vite, selon votre imagination. Mais qu’il est probable que plus vous vous y enfoncerez et plus vous ferez le vide autour de vous. Ben oui. Votre air lugubre, votre voix morne, votre « non non tout va bien, je t’assure ! » cela intriguera un moment, et puis les gens en auront marre. Si vous voulez pas qu’on vous aide, on va pas vous forcer non plus.
Réfléchissez un peu de façon rationnelle. Cherchez pourquoi personne ne vous appelle en plein cœur de la nuit lorsque vous pleurez. Si si réfléchissez un peu la réponse va peut être vous parvenir.
Et cessez de pensez à mourir. Si vous voulez vraiment emmerder les autres vivez, et faîtes les chier. C’est toujours plus stimulant pour tout le monde.
TheToad, Docteur Es misérabilisme
A étudié plus de dix ans et pratique encore de temps à autre
Consultation sur rendez vous.14:14 Ecrit par thetoad dans Billets d'humour | Commentaires (0)
vendredi, 13 octobre 2006
Eloge de la fatigue
VOus me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine,
Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.
Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte.
J'ai tout de fatigué, la voix, le coeur, la rate,
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.
Ou quand je m'en soucie, je me ridiculise.
La fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !
Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?
Je ne vous parle pas des tristes lassitudes,
Qu'on a lorsque le corps harassé d'habitude,
N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons...
Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon...
Lorsqu'on a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre...
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;
Elle fait le front lourd, l'oeil morne, le dos rond.
Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond...
Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable,
Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,
Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s'en user le coeur...
Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur.
Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu'on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.
La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes.
C'est le prix d'un labeur, d'un mur ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie.
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est une récompense.
Et vous me conseillez d'aller me reposer !
Mais si j'acceptais là, ce que vous me proposez,
Si j'abandonnais à votre douce intrigue...
Mais je mourrais, Monsieur, tristement... de fatigue.
Robert Lamoureux
14:14 Ecrit par thetoad dans 3615 my life | Commentaires (0)






